Les ténébrions

LES TÉNÉBRIONS

ténébrion vue de face
Qu’est-ce qu’un ténébrion ?

Le petit ténébrion – Alphitobius diapernius – est un insecte nuisible en hygiène rurale, il est devenu l’un des plus importants dans les élevages de volailles. Sa présence est liée au mode de conduite de l’élevage. Il est souvent introduit  par l’intermédiaire des animaux eux-mêmes à l’occasion d’un changement de cycle, ou bien par l’intermédiaire de l’alimentation.

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Les infestations concernent tous types d’élevages de volailles sur litières : volailles de chair, poules pondeuses, dindes, etc. La nuisibilité de ce coléoptère repose sur différents aspects qui peuvent conduire à des baisses de production et de rentabilité de l’élevage.

Il s’agit soit d’une nuisance directe sur la volaille, soit d’une incidence indirecte. Par conséquent, il est recommandé d’élaborer une procédure de lutte intégrée contre les ténébrions. Nous vous proposons ce guide qui vous aidera à mettre en place votre procédure de contrôle de la population afin de la maintenir à un niveau en deçà du seuil de nuisibilité.

La biologie du ténébrion

Le petit ténébrion est un insecte coléoptère de la famille des Tenebrionidae, d’origine tropicale.

À la faveur des échanges commerciaux internationaux, le petit ténébrion est devenu une espèce cosmopolite. Observée pour la première fois en Bretagne à la fin des années 70, cette espèce a colonisé différents élevages hors sol (dindes, poules pondeuses, poulets et porcs) et des élevages extérieurs (bovins, chevaux).

L’insecte est à métamorphose complète, c’est-à-dire qu’il passe par un stade larvaire physiquement différent du stade adulte. L’adulte mesure de 5 à 8 mm de longueur, le mâle étant plus petit (5-7 mm) que la femelle. 

(6-8 mm). Le corps, ovale et allongé, est de couleur brun rouge après l’émergence.  Il change de couleur après 3 ou 4 jours de vie et devient noir brillant.

Le thorax s’élargit en arc de cercle de l’avant jusqu’au milieu, puis les bords sont parallèles au reste du corps ; les angles postérieurs sont droits et les antérieurs infléchis. 

 Les élytres sont aussi larges que le corps et présentent six nervures longitudinales faiblement perforées avec des ponctuations entre les nervures. 

Les antennes sont plus courtes que le prothorax, les articles 6 à 10 étant légèrement élargis. Les tarses antérieurs et médians sont constitués de 5 articles, les postérieurs de 4 articles.

Le cycle de développement

La femelle pond en moyenne 4 œufs par jour.

Les œufs sont pondus en grappe et déposés dans les crevasses et fissures. Le temps nécessaire à l’éclosion varie avec la température : 14 jours à 20 °C et 4 jours à 30°C. Une femelle adulte pond entre 200 et 2000 œufs pendant sa durée de vie. 

cycle du ténébrion

La phase larvaire comprend 6 à 11 stades selon la température. La durée du développement est fonction de la température : 133 jours à 20°C et 27 jours à 30°C. Les larves se nourrissent de restes de céréales composant l’alimentation, de moisissures et également de cadavres de volailles. Elles trouvent leur source d’eau dans les abreuvoirs et la litière humide.

Au moment de la nymphose, les larves recherchent des sites plus secs, chauds et obscurs (galerie dans le matériel d’isolation et le sol, interface sol litière sous les mangeoires et zones proches des murs). La larve entre dans une phase de pré nymphose puis devient immobile et libre (absence de cellule de nymphose). Cette phase dure 17 jours à 20°C et 5,5 jours à 30°C. Ainsi, en conditions contrôlées de laboratoire, la durée nécessaire de l’oviposition à l’émergence de l’adulte est de 165 jours à 20°C et de 38 jours à 30°C. Entre mai et septembre, 6 générations de ténébrions apparaissent.

Larve de ténébrion

La longévité des adultes peut atteindre jusqu’à 700 jours mais elle est souvent moindre dans les élevages hors sol. La limite inférieure pour toute reproduction et développement est proche de 15°C. De hautes températures (38°C) inhibent le développement et rallongent sa durée.

Abondance saisonnière

L’abondance d’A. diaperinus suit les fluctuations saisonnières des températures extérieures. Durant les vides sanitaires hivernaux, les insectes peuvent se retrouver dans un environnement hostile (températures inférieures à 0°C) entraînant une importante mortalité ; la population est alors affaiblie. Les insectes se réfugient dans le sol (sous les mangeoires et près des murs), les fissures des murs ou des isolants des parois des bâtiments. Le retour de conditions d’élevage optimales et l’accroissement des températures externes au printemps jusqu’en automne favorisent le développement de la population.

Il est alors possible d’observer plusieurs pics de pullulation en été, en automne voire en hiver si les conditions climatiques extérieures durant le vide sanitaire sont favorables. De plus, durant les soirées chaudes, on peut observer au crépuscule des ténébrions quitter le quitter le bâtiment, s’envoler et coloniser des habitations et des bâtiments d’élevage voisins.

 

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Illustration de baycidal et solfac

Grâce à la mise en œuvre d’un programme de biosécurité adapté, associé à un traitement très efficace, il est possible de contrôler les infestations de ténébrions.

Bayer a développé son programme de lutte intégrée pour accompagner la filière dans la maîtrise des infestations de ténébrions.